Amitie
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     Mon frère l’amitié
Mon frère l'amitié - cliquez pour un extrait sonore

 

La mémoire s’ébrèche

Sur les souvenirs

La mémoire se cherche

Encore un plaisir

Ma guitare se noue

Sur une amitié

Qui n’est qu’un bouquet

Qu’offre la mariée

 

L’amitié, mon frère

C’est bien délicat

C’est une tendresse

Qu’on ne s’avoue pas

C’est un amour libre

Qui nous vient tout droit

Du coeur et qui vibre

Comme une autre voix

 

Salut ! Ah c’est toi !

Tiens, comment ça va

J’avais oublié et puis te voilà

Voilà ton sourire, et voilà ta joie

On a rien à dire, la joie ça se voit

 

Y’a pas de serments

Comme pour les amants

C’est une présence

Qui se prend comptant

Ce n’est pas le temps

Qui unit nos vies

C’est la qualité

Du moment qu’on vit

 

C’est comme un langage

Qui se reconnaît

C’est comme un voyage

Que l’on n’a pas fait

C’est comme un nuage

Qui soudain se lit

Comme un manuscrit

Et puis se défait

 

Ce n’est qu’un regard

Déjà condamné

A s’en aller seul

Mon frère, l’amitié

C’est un paysage

Dans le contre-jour

Ce n’est qu’un détour

Que s’offre l’amour...

          Ce n’est qu’un détour

              Que s’offre l’amour...    

 

2ème 45 tours RCA

1er album MN

 

          Les chevaux sauvages

Les chevaux sauvages - cliquez pour un extrait sonore

Les chevaux sauvages

Galopent dans le vent

Et dans leur sillage

Se lève l’ouragan

Quand la terre roule

Sous leurs sabots d’argent

Une grande houle

S’éveille au coeur des gens

 

Les chevaux sauvages

Lèvent haut le cou

Quand dans les herbages

Ils sentent que c’est nous

Avec nos cordages

Et avec nos licous

Ils s’ébrouent de rage

Se cabrant comme fous

 

Les chevaux sauvages

Se battent debout

Et leurs grands yeux sages

Se troublent tout à coup

Comme un ciel d’orage

D’un secret courroux

Et d’un lourd présage

Quand ils tombent à genoux

 

Derrière les grillages

Les chevaux prisonniers

Tournent dans leur cage

Comme des condamnés

Que l’on dit sauvages

Que l’on dit indomptés   

Qui avaient du courage

Et la liberté

 

          LA LIBERTE

 

                    LA LIBERTE !

 

Ecrit

après avoir vu Les Misfits

                           (Les Désaxés)

de John Huston

avec Marilyn Monröe

         Clarke Gable

         Mongomery Clift

 

1er album MN

          L’oiseau d’amitié

L'oiseau d'amùitié - cliquez pour un extrait sonore

L’oiseau d’amitié est arrivé

Il va cogner à ton carreau

Alors donne-lui un peu d’eau

L’oiseau d’amitié est arrivé

Il va se poser sur ta main

Donne-lui un peu de pain

 

Il était parti pour l’hiver

De l’autre côté de la mer

Dans le pays où il fait beau

Dans le pays où il fait chaud

     

              Oh, toi l’oiseau,

              Quand tu t’en vas

              Chez nous

 Il fait un peu plus froid

 

L’oiseau d’amitié est arrivé...

 

        Il a ramené sur son dos

        Quatre enfants

        En porte drapeau

        Un noir, un jaune,

        Un rouge, un blanc,

        Qui rient et chantent

        Tout le temps

            

             Oh, toi l’oiseau

             Quand tu reviens

             Au fond du coeur

             Ca fait du bien

 

L’oiseau d’amitié est arrivé...

 

Si tu le fais rentrer chez toi

Les enfants danseront de joie

Ton sourire changera la vie

Des amis de tous les pays

 

             Oh, toi l’oiseau

             Quand tu es là

L’amour est toujours avec toi

 

L’oiseau d’amitié est arrivé

Il va cogner à ton carreau

Alors donne-lui un peu d’eau

L’oiseau d’amitié est arrivé

Il va se poser sur ta main

Donne-lui un peu de pain

 

2ème album MN

 

Chanté avec

Philippe Richeux

final du Chemin d’Ios

      L’alouette
    et le rossignol

  Paroles et musique
         avec

   Philippe Richeux

 

Je ne connais plus le langage

Des paysans de mon village

Je ne sais plus faire le pain

Je ne sais plus faire le vin

Mes mains ont perdu l’équilibre

Je ne suis plus un homme libre

Dans la fureur et dans le bruit

Peu à peu on oublie la vie

 

Qui sait aujourd’hui ma Juliette

Quel est le chant de l’alouette

Quel est celui du rossignol (bis)

 

Je ne connais plus le langage

              Des fleurs

     Et des herbes sauvages

Le sureau, la presle et l’ortie

A présent ne sont plus cueillis

Mais je sais bien que le bocage

Nous protégeait du vent du large

Gardant à la terre sa beauté

       Sa vie et sa fertilité

 

Qui sait aujourd’hui ma Juliette...

 

Je ne connais plus le langage

                Des vents

    Des lunes et des nuages

Où trouver dans le firmament

    Bételgeuse ou Aldébaran

Mais je sais bien que la marée

Nous découvrait ses coquillages

Faisant de la mer un grenier

Qu’on est en train de saborder

 

Qui sait aujourd’hui ma Juliette

Quel est le chant de l’alouette

Quel est celui du rossignol (bis)

 

2ème album MN

 

Chanté par Philippe Richeux

 

 

 

 

   

  Devant le troupeau (Sahel)

Devant le troupeau - cliquez pour un extrait sonore

    Ils marchent ...

Devant  le troupeau

Les bêtes balancent

Leurs grandes cornes

     Ils marchent...

Dans la poussière

Leur long bâton sur l’épaule

 

Bien loin...  il y a le puits

Il reste encore du millet

      Au fond d’un sac

Demain, viendra la pluie

Et les femmes déplient

      La grande toile

 

Les chameaux crient dans la nuit

          Les hyènes ricanent

 

         Ils marchent...

Devant le troupeau

Les bêtes balancent

Leurs grandes cornes

         Ils marchent...

Sous le soleil

Et dans le vent Harmatan

 

Les vaches n’ont plus de lait

Il n’y a plus de thé ni de millet

Les noix du palmier doum

Dans la bouche

Sont comme du charbon de bois

 

         Les camions jaunes

   N’arrivent pas de l’Occident

 

        Ils marchent...

Devant le troupeau

Les bêtes balancent

Leurs grandes cornes

        Ils marchent...

Toujours plus loin

Tant qu’il y’aura

Quelques chèvres

 

Enfin, voilà le puits

Quand on y crie

L’écho est formidable

Au fond, on voit la nuit :

Il est vide... les grands boeufs

Se sont couchés

 

Des enfants nus, le ventre gros

      Fouillent les termitières

 

        Ils marchent...

Devant le troupeau

Les bêtes balancent

Leurs grandes cornes

        Ils marchent...

      Sous les étoiles

Tant qu’il y aura un troupeau

 

           Ils marchent...

 

Ecrite d’après un article de

Jean-Francis Held, paru

dans le Nouvel Obs, avec une

très belle photo de couverture

d’un berger Peule et de son

troupeau, au moment où la

grande sécheresse sévissait

au Sahel.

J’ai envoyé la chanson au

photographe Maurice Ascani,

qui m’a offert la photo pour la

pochette du disque.

 

45 tours MN 30028

Jamais distribué-


     *****************

 

      Colomb    1492

 

Ah c’est bien toi !...

d’avoir l’idée folle

d’écrire une chanson

sur Christophe Colomb !

et de plus... sans refrain !

m’a dit mon fils :

Peter Kitsch

 

          Colomb, tu te voulais

          Colombe de la paix

          Et tu rêvais d’un monde

          Fabuleux et magique

          Par-delà l’Atlantique

    Puisque la Terre est ronde...

 

     Dans les yeux de la reine

                  Isabelle

Brillent de l’or et des épices

              Pour un mot

      Pour un sourire d’elle

  Tu ferais tous les sacrifices

            Elle tient ton rêve

         Entre ses deux mains

     À merci de son bon plaisir

          Elle est la croisée

            De tes chemins

      Et la clé de ton avenir

 

           Colomb, tu partiras

        Trois bateaux que voilà

        T’emmèneront sur l’onde 

           La Ninia, La Pinta

           La Santa Maria

Trois noms qui se confondent

 

    Dans les yeux de la reine

                 Isabelle

                Tu vogues

    Sur une mer immense

         Où se damnent

       Tous les infidèles

Trouver terre est une espérance

              Terre païenne

      Terre de tous les désirs

       Vois tes conquérants

            Qui s’avancent

   Tu peux te préparer à souffrir

            Sous leur botte

            Et leur arrogance

 

         Colomb, est-ce si beau 

         Est-ce bien Cipango*

    Dont tu as touché l’anse ?

      Il n’y a point d’épices

         Et tant de maléfices

     Pour si peu d’abondance

 

       Dans les yeux de la reine

                    Isabelle

Refluent la tristesse et l’ennui

                  Son coeur

      Est comme une citadelle

    Plus rien de toi ne la séduit

       Et ceux que tu appelles

               Les Indiens

   A la Cour font triste figure

              Ce ne sont

Que des semblants d’humains

Au regard de Dieu, une injure !

 

        Colomb, tu es amer

        Te voici dans l’Hiver

     Un autre a pris ta place*

     Et l’on nomme Amérique

        Ce continent oblique

        Où la mer se fracasse

 

      Dans les yeux de la reine

            Isabelle

     Il n’y a plus qu’obscurité

Toi, tu cours à jamais éternel

Sur des chemins de LIBERTE

- Inédit -

 

Ecrite après avoir vu Colomb

de Ridley Scott avec

Sigourney Weaver dans le

rôle de la Reine Isabelle,

Gérard Depardieu dans

celui de Colomb…et…

après avoir réactivé mes

souvenirs de 1492

de Jacques Attali.

 

 

*Cipango, nom donné au Japon

à cette époque.

 

*Amérigo Vespucci,

 envoyé des Médicis,

 touchera terre bien plus tard

mais donnera

son nom au continent.

 

Isabelle de Castille chassera

les Juifs d’Espagne pour

purifier son pays...

Le bon roi St-Louis leur avait déjà fait porter l’étoile jaune...

 

                                                         

             Un homme attend

                         Fait-divers

 

          A Green River

          En Amérique

          A Green River

        Dans le Wyoming

        Un homme attend...

 

J’attends là depuis une heure

     Sur le bord de la route

J’attends le bruit d’un moteur

     Il fait froid et j’écoute

Des voitures sont passées...

          Sans s’arrêter

        Oh ! quelqu’un !

        Par bienveillance !

        Je veux juste...

        Un peu d’essence

 

             A Green River

             En Amérique

             A Green River

             Dans le Wyoming

             Un homme attend...

 

J’attends là depuis six heures

    Sur le bord de la route

   Je crie, je cours...et je pleure

    J’ai froid, ça me dégoûte

Cent voitures sont passées...

            Sans s’arrêter

          Oh !quelqu’un !

          Pour assistance !

          Je veux juste...

          Un peu d’essence

 

             A Green River

             En Amérique

             A Green River

             Dans le Wyoming

             Un homme attend...

 

             J’attends là

     Depuis onze heures

     Sur le bord de la route

     Mais je n’en peux plus

              Je meurs

De froid, de peur et de doute

      Continuez de rouler !

           Moi je m’arrête...

             Je m’en vais...

               Me tirer...

    Une balle dans la tête...

 

             A Green River

             En Amérique

             A Green River

             Dans le Wyoming

        Un homme est MORT

                              

 2ème album MN

 

Un livre a également été écrit

sur ce fait-divers :

Le vent meurt à midi :

Editions Bertil Galland

de Michel Goeldlin (Suisse)

J’ai fait une émission de

télévision avec lui, en Suisse,

à ce propos.

Emission à laquelle participait

également Pierre Perret

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        ******************

 

             Le nouveau monde

Le nouveau monde - cliquez pour un extrait sonore

Alors j’ai écrit un refrain...

mais il rendait la chanson trop

longue... j’ai donc écrit une

seconde chanson

 pour l’y placer...

dont mon fils, Peter Kitsch,

a composé la musique...

 

Un univers sans amour

Ne serait que solitude

Et nous deux coeurs glacés

Perdus dans la multitude

Mais nous avons unis

Nos deux mondes en passerelle

La Porte du Bonheur

S’ouvre sur une ère nouvelle 

 

      LE NOUVEAU MONDE

Aurons-nous assez d’amour

Pour le bâtir un jour

Aurons-nous assez de foi

Pour en être les rois

Aurons-nous assez de feu

Pour en être les dieux

Aurons-nous assez de temps

Pour le vivre au présent

       

  Et l’enfant qui est viendra

    Sera messager de la vie

    Cosmonaute du temps

    A travers les galaxies

      Il tiendra les soleils 

Toutes les marées d’étoiles

  Un jour entre ses mains

Il saura déchirer les voiles

 

      LE NOUVEAU MONDE...

 

    Cet homme de demain

   Fils d’un rebelle de la nuit

    Et d’une fleur de lumière

    Dansera dans l’infini

 

      Sa peau multicolore

  Fera le nouvel arc-en-ciel

      Et son sang mélangé

  Nous rendra tous immortels

 

     LE NOUVEAU MONDE

Aurons-nous assez d’amour

Pour le bâtir un jour

Aurons-nous assez de foi

Pour en être les rois

Aurons-nous assez de feu

Pour en être les dieux

Aurons-nous assez de temps

Pour le vivre au présent

 

     LE NOUVEAU MONDE

 

Inédit-

 mais enregistré

en maquette démo

par Monica  et

Carol Fredériks.

 La chanson est destinée

  au final

 de la comédie musicale

de Peter Kitch:

 

“PSYCHEDALIA”

qui conte les amours d’un

rebelle de la Terre et d’une

fleur de lumière, virtuelle.

 

     ******************

 

 

 

                 

                   Daniel

           A Daniel Balavoine 

Je n’étais pas une fan de toi

Je ne te connaissais pas

Je n’avais même pas

Un disque de toi chez moi

La seule chose

Qui peut nous lier

A part le fait de chanter

C’est ce même jour de février

      Où nous sommes nés    

                   ou....

 Pourtant je n’ai pas oublié

Ce triste jour de janvier

Où comme un oiseau foudroyé

       Ta vie s’est brisée

 

Je n’te prends pas

Pour un héros

Mais dans ce monde en chaos

Ta voix et tes mots

Tu sais ça nous tenait chaud

Parmi le grand flot insipide

De tant de tubes

Qui sont vides

Restent éclatés

Ton cri splendide

Ton regard lucide

 

         C’est un chagrin

         Pour chaque humain

De perdre ainsi l’un des siens

         Où va l’amour

         Vers quel retour

     De l’autre côté du jour ?

 

Tu es passé

Dans l’autre monde

Mais ton âme vagabonde

Sortie de la ronde

Laisse une blessure profonde

Encore résonnent tes révoltes

Lorsque la mort désinvolte

L’intolérance et sa récolte

Sur nous virevoltent

 

Un peu d’amour

Un peu d’espoir

Gravés au fond des mémoires

Une humble victoire

Et la fin de ton histoire

Quel visionnaire

Ou quel prophète

Saura dire quelle est la dette

Que paye à la vie un poète

Au bout de sa quête ?

 

        C’est un chagrin...

 

Je n’étais pas une fan de toi

Je ne te connaissais pas

Mais je sais qu’il y a

Des milliers de gens

Comme moi

Qui non plus n’ont pas oublié

Ce triste jour de janvier

Où comme un oiseau foudroyé

Ta vie s’est brisée . . .

 

J’ai appris la mort de Daniel

Balavoine par la radio.

J’étais en train de travailler

sur Poussière d’étoile à la

comptine ADN.

Je n’avais pas l’intention

d’écrire une chanson sur lui.

Mais les phrases se sont

imposées, j’ai dû cesser mon

travail... et les écrire.

   Inédit-

 

 

 

        ****************

 

Peter Kitsch est arrivé un jour

avec une cassette contenant

une musique chewing-gum

 -( avec des paroles bidons qui

   indiquent juste comment doit

   se positionner le texte)-

que David Halliday

destinait à son père

 Tout le monde planchait dessus car le disque était en train de se faire. Mais mon fils n’était pas inspiré...

il a pensé que je le serai :

Johnny Halliday...

 un homme de mon âge...

J’ai écrit un texte, jamais

parvenu à son destinataire...

la musique est devenue :

 

 Vivre pour le meilleur...

 

David n’a plus qu’à faire une

seconde musique !

 

Je me suis inspirée pour

l’écrire, du chef des « répliquants », joué par Ruthger Hauer dans

Blade Runner de Ridley Scot :

 

               Vainqueurs

 

  J’ai vu tant de choses

             Incroyables

         Sur cette terre                   

             Des empires

        Fiers et redoutables

        Perdre des guerres

 Dans un éclair insoutenable

            J’ai vu l’enfer

            Et des villes

      Sous le feu du Diable

      Fondre en poussière

 

  Nous serons vainqueurs

      Des haines, du sang

          Et du malheur

             Demain

Nous serons les seigneurs

  De LA VIE... DE LA VIE

 

   J’ai vu des pays improbables

            Prendre frontières

Des jardins pousser sur le sable

           En plein désert

           Des hommes

     Aux vaisseaux formidables

           Quitter la Terre

           Marcher sur la Lune

                Intouchable

           Danser dans l’air

 

  Nous serons vainqueurs

            Du temps,

   Nous serons voyageurs

            Demain

   Nous serons les seigneurs

  DES ETOILES... DES ETOILES

 

        J’ai vécu des heures

            Admirables

            Sous les lumières

        J’ai chanté des mots

            Et des fables

            J’étais sincère

J’ai fait des choses discutables

            Sous la colère

 J’ai bu des nuits interminables

          Dans mes Hivers

 

    Nous serons vainqueurs

              Des larmes

    Du destin, de la peur

              Demain

  Nous serons les seigneurs

DE L’AMOUR... DE L’AMOUR

 

Inédit- mais déposé SACEM...

 

        *****************

               

          Je vous écris

       du Nouveau Monde

Dans les gageures, je suis

spécialiste... Le Nouvel Obs

avait publié des extraits du

livre de Charles-Marc Bost

...Les derniers puritains,

   pionniers d’Amérique...

                                Hachette

Ce sont les lettres retrouvées  d’un Suisse francophone de

 père français, Théodore Bost

et de sa femme Sophie Bonjour.

Impossible de faire court !

 

Chanté en scène

avec Philippe Richeux.

 

           Je vous écris

     Du Nouveau Monde

     Je vais vers l’Ouest

       Droit devant moi

            Voir si là-bas

       J’ai plus de chance

Travailler à n’importe quoi

Partout il y’a de la canaille

Si un homme ne se défend pas

On l’insulte et on le dit lâche

Il faut faire respecter son droit

                 En 1853

Théodore Bost, Minnesota

 

Je trace la route à travers bois

Coucher dehors, travailler fort

Les Irlandais sur leur contrat

                  Promirent

  Qu’ils ne se battraient pas

     Mais comme le boss

          Ne les paie pas

Ils se retournent contre moi

Hier, les Indiens sont passés

          Pauvres hommes !

          On les a chassés

            Chers parents

         Cette fille à marier

Parlez-lui donc si vous voulez..

 

             -Théodore Bost ?

            -Sophie Bonjour !

   Et bienvenue en Amérique...

   On se marie demain matin !

-J’admire votre côté pratique...

-J’ai cent cinquante acres

              De terre

  Dessus, j’ai bâti ma maison

            J’ai du lard

   Et des pommes de terre...

    Nous s’rons heureux

    Nous nous aimerons !

Chers père et mère un Bostillon

    Va nous venir en la saison !

 

           Je vous écris

      Du Nouveau Monde

C’est une Julie qui nous est née

      Elle a les yeux bleus

        Les joues rondes

      Et nous sommes tous

        En bonne santé

                   Théo

Va prendre une paire de boeufs

Et un traîneau qu’il paye en blé

Il dit que je ruine la maison

J’ai confiance en son opinion !

    Avez-su par les papiers

            Qu’au Sud

      Les gens sont révoltés ?

 

Ici on n’parle que de la guerre

On tire au sort qui partira

L’esclavage est une sale affaire

Je voudrais me battre pour ça

Mais ces coquins d’Américains

                  Qui sont

    De bien fieffés soldats

Ne parlent pas d’abolition

Seulement d’arrêter l’extension

              Les Anglais

      N’ont plus leur coton

Donc ils sont pour la sécession

 

Chère mère je suis bien fatiguée

              Il y’a si peu

      Qu’Alphonse est né

Deux ouvriers sous notre toit

   C’est du travail encore

             Pour moi

Théo promet de m’acheter

Une de ces machines à laver

                C’est beau

      Le monde est en progrès

              Les servantes

       S’en vont sans regrets...

   Avez-vous entendu parler

         De ces puits d’huile

         Qu’on a trouvé ?

 

                  Les Indiens

        Sont près de chez nous

Ils vont tuant et brûlant tout

S’ils font bien des atrocités

On les a trompés et volés

Je n’veux pas laisser ma maison

Avec le peu que nous avons

       Tous nos voisins

          Se sont enfuis

Je dois rassurer ma Sophie

Excusez-moi si je vous quitte

              Dieu veuille

            Que j’écrive la suite!

 

Nous avons été épargnés

Mais à l’Ouest tout est désolé

Petit Corbeau et Creux du Jour

Sont à préparer leur retour

                   Malgré

   Tous ces sujets bien noirs

      Nous sommes tous allé

               Nous baigner

   Et si je suis moulue ce soir

  Nous nous sommes fort bien

                Amusés

                La guerre

   Commence à bien tourner

   Le Maryland est libéré !

 

             Mon Théodore

         Part pour l’Europe !

Merci pour l’argent du voyage

              Nous avons

      De mauvaises récoltes

Je reste, il y a trop d’ouvrage

Il va revoir tous ses amis

Et la Suisse, notre beau pays

Il vous parlera bien de nous

Mais je suis triste malgré tout

         Dire qu’en France

            Il y a la guerre

        70 apporte misère !

 

                 Cher frère

      Comme le temps a passé

     Ici la grêle a tout détruit

Nous sommes bien découragés

                Alphonse

     Veut gagner l’Australie

Julie se marie au Printemps

C’est peine d’élever six enfants

Pour fêter nos noces d’argent

   Je pense aller avec Sophie

   M’installer en Californie

 

    Si tu voyais notre village

Et les hommes de Los Angeles

Défricher toujours davantage

Bâtir et transformer sans cesse

            Des chansons

    Tournent dans ma tête

           Ces dix années

          M’ont bien vieilli

           Toujours le vent

           Et la sécheresse

    Qui me donnent autant

               De souci

 Demain c’est mon anniversaire

    J’aurai 75 ans, vieux frère !

 

                 Ce sont

De bien tristes nouvelles

Théodore est mort ce matin

Brisé par votre guerre cruelle

Dont on ne voyait pas la fin

Il ne pouvait plus travailler

Juste allait-il un peut marcher

          Les Allemands

     Sont hors de France

          Mais qui paiera

     Pour la souffrance ?

          Le 18 juin 1920

Vieille tante Sophie, Californie

 

Théodore Bost, Sophie Bonjour

      Tous deux citoyens

              D’Amérique

Avec passion, avec amour

Vécurent à l’époque héroïque !

Inédit-

SACEM- Tous droits réservés

     

 

 

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